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23.08.2009Accord d'Agadir : Un fil directeur pour le textile-habillement

Les pays liés par l'accord arabo-méditerranéen de libre-échange (Accord d'Agadir) se sont penchés, mardi dernier à Amman, sur l'examen d'une étude portant sur les possibilités de complémentarité et d'intégration dans le secteur de l'industrie du cuir et de la chaussure.
Cette étude, qui a jeté la lumière sur les défis du secteur, ses forces et ses faiblesses, a relevé que les échanges entre les quatre pays membres (Maroc, Egypte, Tunisie et Jordanie) dans ce domaine restent "très faibles", en dépit des aspects de complémentarité existants et des opportunités d'accumulation à même d'améliorer leur compétitivité aux plans régional et international. Les auteurs de cette étude ont, ainsi, recommandé la mise en place d'un système de coordination entre les associations professionnelles de cet espace, la création d'une banque de donnés, la réorganisation de l'opération de production pour baisser les coûts et la présence aux foires et expositions aux niveaux local et mondial. Ils ont également encouragé la création d'une société commune pour la distribution sur les marchés des pays de l'espace d'Agadir et la protection des produits de l'artisanat à travers le dépôt des brevets de propriété industrielle à l'échelle planétaire. En décembre dernier, un protocole portant sur la création d'une association régionale de textile-habillement a été signé entre la Tunisie, le Maroc, la Jordanie et l'Egypte. Ce groupement a vocation à contribuer à mettre en œuvre les objectifs tracés par l'accord, notamment en matière de développement de la coopération économique, de renforcement de la complémentarité industrielle et d'application des règles du cumul d'origine entre les pays signataires de l'Accord, l'ultime but étant d'augmenter le volume des exportations de ces pays en textile-habillement vers l'UE.

Dans la zone Agagdir, ce secteur représente l'un des plus importants notamment en termes d'emploi, de production et d'exportation. A ce titre, il peut contribuer au renforcement de l'intégration, du partenariat et de l'investissement, entre les deux rives de la Méditerranée. Actuellement, ce secteur de premier plan dans les pays de l'Accord d'Agadir est touché de plein fouet par la crise économique mondiale, se traduisant entre autres par la baisse de la demande européenne d'environ 8% à 10%, ce qui appelle la nécessité d'approfondir l'intégration et le partenariat afin de surmonter les effets négatifs de la crise actuelle et de préserver les marchés d'exportation et les développer. Dans le contexte de crise économique internationale, les industriels et les administrations font désormais montre d'une claire conscience que, face aux difficiles défis posés par la mondialisation et par une demande de plus en plus exigeante des marchés occidentaux, seule la carte de la coopération transnationale fournit une réponse appropriée, et non le repli sur soi. Dans le secteur textile-habillement, les quatre pays devraient s'engager dans une même logique de valorisation de leurs offres de produits et de services, sur base d'intégration des nouvelles technologies, de création, d'innovation, de R&D, de communication et de développement des ressources humaines.
Des effets de synergie devraient, plus que par le passé, jouer pour combiner les atouts existant dans la zone Agadir en faveur du développement de cette logique compétitive.

En somme, nombreux sont les observateurs qui estiment que la démarche à adopter devrait donner la part belle à des actions fondées sur la fertilisation croisée des atouts compétitifs des quatre pays et sur l'application de cinq principes directeurs : solidarité, complémentarité, excellence, différentiation, subsidiarité. Le jeu en vaut d'autant plus la chandelle qu'il faut dire qu'il existe de très importantes possibilités de complémentarité et de cumul préférentiel de l'origine entre les quatre pays, tout particulièrement en termes de cumul d'origine. Certes les relations textile-habillement entre les quatre pays de la zone Agadir sont encore faibles, mais la situation offre d'indéniables opportunités. En effet, l'accord est très jeune puisque sa mise en œuvre effective ne remonte qu'à fin mars 2007. Ses dispositions ne sont que très rarement cernées par les professionnels et ses modalités opérationnelles de fonctionnement ne sont pas encore parfaitement maitrisées. Les importantes lacunes en matière d'information économique sur l'offre et la demande au sein de la zone devraient être comblées. Faut-il pour autant oublier que l'accord engage un double processus de libre-échange au sein de la zone et de renforcement compétitif des entreprises, avec le soutien politique et financier de l'UE. Et puis, il faut savoir que les entreprises méditerranéennes ont conscience de la nécessité absolue de joindre leurs forces et d'additionner leurs atouts, au-delà des frontières nationales, pour relever avec succès les défis de la mondialisation. Elles ont aussi conscience que l'Accord d'Agadir leur offre de nouvelles possibilités d'adaptation aux nouvelles conditions du marché.
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Mémorandum d'entente
Lors de la rencontre d'Amman, les parties à l'accord arabo-méditerranéen de libre-échange (Accord d'Agadir) ont paraphé un mémorandum d'entente portant sur la reconnaissance mutuelle des certificats de conformité des marchandises et produits. Signé au terme de deux jours de réunions des représentants des pays membres au siège de l'unité technique de l'Accord d'Agadir, le document stipule la reconnaissance "des certificats de conformité produits par l'une des parties et des résultats des mesures d'évaluation de la conformité exécutées par les instances ou établissements compétents dans chaque pays membre". Les signataires sont également tenus de "définir les appellations des marchandises les plus importantes dans le cadre des échanges bilatéraux en fonction de la grille des tarifs douaniers du système harmonisé (HS)", de même qu'ils sont appelés à préciser les règlements en vigueur en la matière dans chaque pays membre et à déterminer les instances habilitées à effectuer l'évaluation de la conformité. Afin de garantir une mise en œuvre efficiente et unifiée du mémorandum d'entente, il a été convenu de coopérer et coordonner avec l'unité technique de l'Accord d'Agadir à travers des programmes de sensibilisation et d'explication, d'échanger les informations et les expériences, d'harmoniser les normes de marchandises et produits échangés, ainsi que de coordonner les positions au sein des organisations internationales et régionales de standardisation.

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